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5 articles avec chroniques

Deleyaman, découverte musicale, groupe Américain / Français, musique du monde, rock indé, cold wave -

Publié le par Redge La Murmure * Le Blog des Murmurien(nes) *

 

 

Deleyaman, découverte musicale, groupe Américain / Français, musique du monde, rock indé, cold wave - 
Métissé de cultures diverses ; arméniennes, françaises, américaines, Deleyaman est héritier de la musique des achoughs (troubadour d'orient anatolien-arménien) et des influences coldwave. Les instruments électroniques et traditionnels, les textes en anglais, français, arménien, turque s'entremêlent. Deleyaman. c'est de la création originale, issue d'un faisceau d'étoiles et de lunes entre Constantinople, Los Angeles et Paris.

(*) 7eme album, sortie février 2017
Le groupe : 
Béatrice Valantin > chant, clavier 
Aret Madilian > chant, guitare, basse, clavier, percussions 
Gérard Madilian > doudouk, shêvi 
Régis Broussin > guitare, bodhran

 

DELEYAMAN  EN CONCERT Samedi 22 Juillet, 20h30
Chapelle Notre Dame des Autels, Hautot l' Auvray 
1ère partie Paulette Wright & Jordane Saunal
Entrée libre sur réservation !!!
Réservation / information :06 14 82 21 39 www.deleyaman.com

 

Booking (programmation) France : La Fée Sonore; Isabelle Fleury : isabelle.fleury @ lafeesonore.fr


Ce que le public en pense après le concert du 25/03/2017
" Un grand merci à vous quatre pour votre magnifique prestation à Paluel " Au Clos des fées " Très riche en couleur, une scène magnifiquement éclairée, mais surtout vous savez faire ressortir en nous au travers de votre musique, de multiples émotions, toutes positives!.... Vos recherches dans les sons tous si bien harmonisés qu'ils vous porte, vous transporte, comme sur un long fleuve tranquille!.....Bravo à vous tous !.Nicole - C "


" Ouah quelle claque que ce concert !!!
vous m'avez fait voyager dans bien des lieux et dans la temporalité aussi (il y aurait tellement de références qu'à ce niveau ce n'en est plus, j'évoquerai plutôt une sorte de "fusion universelle"). Un voyage introspectif également. Enfin bref, j'ai été remué (jusqu'à ne pas être loin de verser ma petite larme sur quelques morceaux). Puissant. les mots me manquent encore... et il y aurait encore tellement à dire jusque dans des détails (ce moment où ton utilisation du bodhran, un peu comme si tu grattais une allumette avec le petit coup sur son dessus, est "percutant", on sentait particulièrement que tu nous parlais, voire nous provoquais - pas évident de s'exprimer sur tous ces sentiments et émotions - , c'était très communicatif).
Je vous verrai bien aussi dans une séquence d'un film de Wim Wenders (puis j'ai pensé ensuite aussi à David Lynch) 
donc merci d'abord à tous les quatre, et aussi au reste de l'équipe qui a dû faire un sacré travail pour arriver à restituer cette qualité de son et d'ambiance dans une salle polyvalente.
à bientôt pour un prochain concert au moins (ça va être chaud pour vous voir aux E-U par contre ! , reste l'Europe),
bonne journée,
ben


Deleyaman vient de filmer deux concerts live qui ont eu lieu Samedi 25 et Dimanche 26 Mars dans la salle Georges Braque au Clos des Fées pour une sortie DVD prévue pour la fin de l'année sur le label TTO Records.


Deleyaman vient de sortir son septième album intitulé The lover, The stars & The citadel avec la participation de Brendan Perry (Dead Can Dance) aux deux titres de l'album.

Le groupe est aussi content d'annoncer que deux titres de leur deuxième album "Second" font partie de la bande son du nouveau film réalisé par Fanny Ardant "Le Divan de Staline" avec Gérard Depardieu et Emmanuelle Seigner.
 

 

Deleyaman, découverte musicale, groupe Américain / Français, musique du monde, rock indé, cold wave -
Deleyaman, découverte musicale, groupe Américain / Français, musique du monde, rock indé, cold wave -

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Ara Duzian - EP : Just Think...Énorme coup de cœur du mois ou de l'année. Redge

Publié le par Redge La Murmure * Le Blog des Murmurien(nes) *

Ara Duzian - Just Think 
Voila mon juste énorme coup de cœur du mois ou de l'année pour cet artiste et son nouveau Ep " Just Think ".
Amoureux du son folk à la Simon & Garfunkel ou Neil Young ou Leonard Cohen procurez vous ce disque . la voix de Ara est magique et ses compositions magnifiques . 12 titres pour 12 moments de pur bonheur et j'en reviens pas d'entendre une voix comme la sienne . En live c'est captivant beau et émouvant bref j'adore et vous le recommande plus que chaleureusement.
Gros coup de cœur La Murmure.

Aria Duzian cet artiste magnifique sera en concert gratuit ce soir ( le 29/06/2017/ 19h30 / 22 h 30 à la taverne du musée ( ex Boucane ) à Fécamp.
Je ne peux que vous suggérez de venir le découvrir .
Gros gros coup de cœur La Murmure. Redge

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Bienvenue sur Disques du « Moi »

Publié le par Redge La Murmure * Le Blog des Murmurien(nes) *

Bienvenue sur Disques du « Moi »

Voila une très belle manière de finir et commencer cette nouvelle année.
Olivier" Ol Collus " vie de sa passion de la musique depuis 17 ans et il vient de créer un blog et La Murmure ce fait un plaisir de vous le partager. Redge .

Disquaire depuis 17 ans et musicien depuis l’âge de 11 ans, ce blog musical puise dans ma discographie les disques glanés au long de ma vie, mon histoire et mes rencontres. Et c’est avant tout, une façon de prendre le temps de partager avec vous toutes les semaines, le lundi un disque qui m’émerveille.

Olivier

Bienvenue sur Disques du « Moi »
« Le disque du moi c’est tous les lundis ! »

-Tu écoutes quoi comme musique ?
– Un peu de tout !

« J’écoute un peu de tout » veut souvent dire : j’écoute ce qui passe dans les médias, tout ce que l’on veut bien nous faire entendre, nous vendre, en aseptisant les genres et les styles à travers le prisme radio-télévisuel.

Pour vendre il faut travestir et nous n’avons évidemment pas la capacité de connaitre et de comprendre toutes les musiques du monde, alors on nous les adapte et formate pour nos petites oreilles et c’est bien triste et réducteur. On fait la même chose avec les cuisines du monde : on accepte la différence, que si elle nous ressemble un peu !

C’est bien l’appât du gain qui définit la mise en lumière ou pas, qui définit l’aura d’un artiste dans les médias aujourd’hui.

Nous sommes souvent réduit à écouter de la musique dite binaire : rock, rap, RnB, reggae, pop, folk, hard, électro… Celle qui suit les battements du cœur, celle qui est plus simple et carrée, celle qui nourrit en profondeur nos convictions ancrées en nous, cette musique qu’on croit aimer, ou pas, imposée par notre culture de jeunesse (quand on en a une).

Alors, écoutons différemment !

Musique

Il n’y a pas de styles musicaux supérieurs à d’autres. Il n’y a que de la bonne et de la mauvaise musique. Certes nous avons nos affinités, mais avons-nous le recul nécessaire pour appréhender de nouvelles musiques, nous ouvrir à d’autres sonorités, ou remettre en question nos propres codes ? Même l’espace temps reste un frein, pour certains tout se situe dans les années 60/70, d’autres 30/50, ou les années 80, et pour les autres la modernité n’existe que dans l’époque que nous vivons ! Et si tout le monde avait raison ?

Disquaire depuis 17 ans et musicien depuis l’âge de 11 ans, ce blog musical puise dans ma discographie les disques glanés au long de ma vie, mon histoire et mes rencontres. Et c’est avant tout, une façon de prendre le temps de partager avec vous toutes les semaines, le lundi un disque qui m’émerveille.

Olivier

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Halloween Junky Orchestra Hyde / Chronique : Zénaïde Caffet

Publié le par Redge La Murmure * Le Blog des Murmurien(nes) *

Halloween Junky Orchestra Hyde / Chronique : Zénaïde Caffet

Un nom de circonstance à quelques jours d’Halloween. Un nom choisi, en l’occurrence, puisqu’il désigne les membres d’un groupe qui s’est formé pour l’occasion, en Octobre 2012, des artistes venus d’horizons différents puisque les uns comme les autres étaient déjà engagés et réputés dans des groupes déjà existants ou en solo. Cette formation e donc juste été conçue pour une série de concert en ce mois d’Octobre 2012, reprise l’année suivante mais avec le détachement de l’un des membres, Acid Black Cherry qui réalisera son propre concept d’Halloween. Il est notoire que le cosplay et / ou le visual kei est courant au Japon, c’est pourquoi l’implication des artistes, dont plusieurs flirtant avec la tendance visual kei, est incontournable pour ce genre d’évènement, d’autant que les « zombis partys » remportent toujours un franc succès. Ainsi, nous pouvons citer des emblèmes comme Hyde, alors chanteur du groupe Vamps et son guitariste K.A.Z, ou encore Acid Black Cherry, mais aussi des artistes tels que Daigo, Tomoko Kawase dans ses deux rôles Tommy February6 et Tommy Heavenly6, Anna Tsuchiya,Tatsuro( Mucc) tous illustres en leur genre .


Il serait trop fastidieux de présenter chacun d’entre eux ici, mais je vous invite vivement, vous qui lisez ces lignes, à vous intéresser à leur musique vraiment bien différenciée les uns des autres.
Je m’attarde cependant au sujet de Hyde aujourd’hui (à ne pas confondre avec Hide, vu dans la précédente chronique et qui était membre de X-Japan)


Hyde, a d’abord commencé guitariste dans Jerusalem’s Rod . Son large spectre vocal l’a tout de suite propulsé au chant du groupe l’Arc en Ciel (Laruku) dès 1991 et dont il deviendra l’auteur. L’Arc en ciel, constitué de Tetsu (basse), Hyde (chant), Ken (guitare) et Yukihiro (batterie) était, comme beaucoup de groupe japonais au cours de leur évolution, influencé par la tendance VK. Plusieurs de leur titres : (Driver's High 1er opening de Great Teacher Onizuka, Ready Steady Go, second opening de Fullmetal Alchemist (2004 et 2005), Daybreak's Bell, 1er opening de Mobile Suit Gundam 00, mais aussi le générique de fin du film Final Fantaisy(2001), ou encore le jeu musical « Osu! Tatakae! Ōendan » sur Nintendo DS au Japon( 2005), et aussi connu en Occident sous le nom : Elite Beat Agents, BO de l'anime Seirei no Moribito(2007).) ont fait l’objet de plusieurs génériques d’animes et leur ont valu une reconnaissance internationale


D’un point de vue discographique, l’Arc en Ciel a effectué un très gros travail. Dès 1993, quand la formation a été stabilisée, ils sortent DUNE, qui remporte un fier succès et ils signent dès l’année suivante chez Sony Records et sortent Tierra second succès, dont s’ensuit Heavenly et une tournée en 1995 dont la totalité des billets du dernier concert est vendue en 28 minutes. Un nouvel album, True, voit le jour en 1996. En 1997, une autre tournée commence au Tokyo Dome par le concert Reincarnation, présentant un record avec la vente de 56 000 billets en seulement quatre minutes.
Un autre album en 1998, Heart, annonçant un tour colossal de 56 concerts dans 47 villes.
En 1999, sortie simultanée des deux derniers albums du groupe : Ark et Ray, francs succès de nouveau puis, une autre tournée : le Grand Cross Conclusion, rassemblant 650 000 personnes.
En 2000, l’album Real sort, ainsi qu’une nouvelle production de Hyde, tomarunner VS laruku, deuxième volet du jeu vidéo Tomarunner sur PSX, un jeu de course dans lequel on peut incarner les membres du groupe.
Un CD best of sort en 2001. Le groupe marque un temps de pause où chacun se consacre à ses projets solos .
L’Arc en Ciel donne une série de concerts à Shibuya en 2003, sort l’album Smile en 2004 et gagne les Etats-Unis pour un concert à Baltimore. En 2005, l’album Awake voit le jour, et Laruku tourne au Japon, en Chine et en Corée du Sud. En 2006, chaque membre reprend ses projets respectifs alors que pendant ce temps, le JPOP Café de Shibuya connu pour la mise en place d’évènements autour de groupes de Jrock, consacre exclusivement l’été à la mise en lumière de L’Arc en Ciel pour ses 15 ans. Les menus sont choisis par les membres du groupe et les plats portent le nom de leurs titres. A l’occasion de cet anniversaire, le groupe effectue deux concerts rétrospectifs au Tokyo Dôme rediffusés via la chaîne privée WOWOW vers 25 pays, puis fera l’objet d’un DVD. Lors de ces concerts, Laruku annonce la sortie du DVD CHRONICLE 0 -ZERO- et celle du coffret FIVE LIVE ARCHIVES regroupant 5 DVD live inédits du groupe.
En 2007, de nouveaux singles, une nouvelle tournée et un onzième album KISS suivi d’une seconde tournée promotionnelle au Japon :THEATER OF KISS autour du thème d’Alice au Pays des Merveilles indiquent une reprise officielle de l’activité de l’Arc en Ciel qui enchaîne en 2008 un single DRINK IT DOWN, thème principal du jeu vidéo Devil May Cry 4 sur Xbox 360 et PS3.
Paris enfin la même année, au Zénith, le 09 Mai pour le premier live de 10 dates en Europe, peu médiatisé mais dont le public vient de tous pays.
Laruku de nouveau en pause, envisage se retrouver pour ses 20 ans et permet à ses membres de travailler activement à leurs différents projets, mais néanmoins single, DVD, album photo et CD voit le jour pendant cette période. Le groupe est également choisi pour réaliser le générique de Wild 7.
Pendant ce temps, chacun explore des univers différents :
Hyde s’investit dans VAMPS, dont l’historique vaudrait encore une chronique à lui seul : https://www.youtube.com/watch?v=CFTEKhuw7U8&index=2&list=RDzqB4V7OzfSY
Ken crée avec Sakura, le premier batteur de Laruku, Sons Of All Pussys : https://www.youtube.com/watch?v=1SUBP8HSUUI
et Yuki rejoint Acid Android :
https://www.youtube.com/watch?v=8Szq3IRfJMs


L’arc en ciel : https://www.youtube.com/watch?v=jKbS5Bqp9Tw&list=RDjKbS5Bqp9Tw
Halloween Junky Orchestra : https://www.youtube.com/watch?v=DcB-9ZZCfGQ


Chronique : Zénaïde Caffet

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Mouvement Visual Kei et X Japan / Chronique : Zénaïde Caffet

Publié le par Redge La Murmure * Le Blog des Murmurien(nes) *

Mouvement Visual Kei et X Japan / Chronique : Zénaïde Caffet

Le Mouvement Visual Kei

Pour la rubrique Hors les Murs, je reviens pour proposer désormais quelques chroniques au sujet d’un mouvement culturel qui nous vient du pays du Soleil Levant.

Il ne s’agit pas à proprement parler, de musique, néanmoins, certains musiciens sont et/ou se veulent emblématiques du genre.

Il s’agit de Visual Kei. Encore peu connu dans nos campagnes, quoique ce mouvement touche de plus en plus la jeunesse française, elle est principalement véhiculée par les adeptes de mangas. Pour moi, qui suis amateure de butô, cette danse macabre minimaliste issue du théâtre Nô et Kabuki et née au lendemain de l’explosion de la bombe atomique pour en exorciser les horreurs, le lien entre le VK et ces traditions japonaises est évident.

Comme son nom l’indique, l’axe majeur de ce mouvement consiste en la recherche d’une esthétique visuelle, à ne pas confondre toutefois avec le mouvement cosplay auquel on l’amalgame souvent.

Selon les codes du théâtre Kabuki, les hommes adoptent une apparence androgyne, vêtus dans les kimonos traditionnels de femmes. Né fin des années 80, cette tradition s’est peu à peu perdue, donnant à voir aujourd’hui des « visualeux », certes toujours androgynes, toujours arborant un style visuel éclatant, mais dont on distingue moins aisément aujourd’hui le lien avec les racines kabuki.

Le rapport avec la musique ? Un slogan figurant sur l’album Blue Blood du cultissime groupe X Japan : « Psychedelic violence crime of visual shock », slogan qui donna une nouvelle dynamique à ce mouvement nommé Visual Kei par la revue Shoxx, déjà nommé ainsi par le rédacteur en chef Seiichi Hoshiko pour désigner la vague d’artistes inspirés par les groupes gothiques et métal de l’époque.

Depuis, le mouvement a donné lieu à un déferlement d’artistes d’horizons musicaux bien différents, chacun des groupes visualeux passant aussi bien d’une chanson pop à un métal hardcore. Souvent aussi, de nombreux groupes donnent à voir un attachement certains à l’Histoire de France, plus particulièrement à la période Renaissance. De nombreuses années, le visual kei a été porté sur scène par des groupes de garçons androgynes vêtus de robes de princesse ou de l’habit traditionnel féminin japonais, les tendances vestimentaires commencent aujourd’hui à sortir des codes, tout en conservant cet impact visuel, et surtout, on commence à voir des groupes de filles à émerger de place en place.

Il semble qu’il n’y ait plus aujourd’hui de règles vraiment observées puisque tout style visuel et musical semble y être représenté, même si l’on constate une dominante métal. Néanmoins, on constate que de nombreux groupes n’ont fait que traverser cette « phase » comme une étape de leur évolution scénique.

Toutefois il convient de noter qu’il est sans doute indispensable de saisir les codes culturels de ce mouvement pour savoir l’apprécier, notamment une forme d’humour décalé et un côté un peu roman-photo à l’eau de rose, fréquent en Asie.

Un reproche récurrent fait aux visualeux réside dans le côté patchwork de leurs créations, faisant aisément cohabiter musique classique, pop, transe, gothique… et une fragilité de transition des mouvement, souvent brutales, mais qui contribue dans le même temps à un effet de surprise volontaire.

Nombre d’entre eux ont également réalisé la musique de mangas ou jeux-vidéos, d’autres donnent quelques émissions de télévision… mais l’importance visuelle se poursuit jusque dans les clips, où l’on voit une réelle recherche de l’esthétique visuelle, une sorte de contraste entre beauté et violence.

Et sur scène… ils nous projettent dans une autre histoire…

X-Japan

Le groupe culte de la scène musicale japonaise !

Après avoir expérimenté plusieurs groupes au collège, Toshi, chanteur qui se destinait à des études de médecine, et Yoshiki, auteur-compositeur-interprète, multi-instrumentiste, se retrouvent en 1982 autour du groupe X. La première démo, « I’ll kill you », 1985, se vend à un millier d’exemplaires. Yoshiki crée ensuite, aidé par sa mère, son propre label indépendant, « Extasy Record » et produit un nouveau titre, Orgasm.

Guitaristes et bassistes se succédent jusqu’en 1987, quand Pata et Hide rejoignent le groupe. La forme définitive se constitue donc de Yoshiki (batterie), Toshi (chant), hide, prononcer Hidé, de Hideto, sans majuscule, coiffeur diplomé émérite (guitare), Pata (guitare) et Taiji (basse).

Le groupe devient de plus en plus populaire et sort un album en 1988, "Vanishing Vision"

En 1989, c’est la consécration avec la sortie de Blue Blood par Sony avec 600 000 ventes, du jamais vu pour un groupe de ce type au Japon. C’est alors qu’X a lancé la dynamique Visual Kei lorsqu’il fait figurer sur cet album, son fameux slogan : « Psychedelic violence crime of visual shock », sans doute dans le ton des coiffures si réputées de hide et un style provocateur qui sera ensuite repris par les amateurs de VK. Le style musical, influencé par Kiss est de dominante métal mais très imprégné par la formation classique de Yoshiki, et ses ballades.

Le groupe travaille ensuite pour le projet Art of Life, mais celui-ci ne sera pas abouti en raison de l’état de santé de Yoshiki blessé sur scène lors de la promo de Blue Blood.

Jealousy sort en 1991, véritable succès.

Quelques dissensions, et Taiji éloigné des tendances musicales et vestimentaires du groupe, le quitte en 1992 et est remplacé par Heath. A la même période, ils signent chez Atlantic (MMG, Warner Music Japan). En effet, Yoshiki étant souffrant, il impacte la fréquence des enregistrements et Sony refuse de signer un nouveau contrat.

Après une tentative vaine pour gagner le public américain, le groupe opte pour le nom X-JAPAN, X étant déjà utilisé là-bas.

En 1993, le projet Art of Life voit enfin le jour et remporte le même succès que précédemment, même s’il est considéré peu convaincant et surtout très éloigné de la couleur habituelle du groupe, flirtant avec un rock progressif 70’s, un seul thème, une seule chanson de 30 mn, 4 ans de travail acharné.

hide, Pata, et Heath explorent de nouveaux horizons en solo. 1995, Warner Music Japan, impatiente car elle n’a rien produit depuis Jealousy, se concentre sur la vente de produits dérivés.

1996 enfin, Dahlia sort, une dimension musicale nouvelle, Yoshiki ne pouvant désormais plus s’adonner au speed métal, la douleur étant trop forte, il offre une musique davantage emprunte d’une couleur sentimentale. Tochi en 1997 dénonce ses divergences musicales - ou bien était-il manipulé par la secte qu’il a finalement rejointe avec son épouse-et quitte le groupe. Lors de The last Live, le concert d’adieu au Tokyo Dome, où ils joueront « the last Song » composée par Yoshiki, les membres restant annoncent la fin du groupe et une renaissance possible pour 2000.

Concernant Toshi, l’histoire semble corroborer une manipulation orchestrée par sa femme et son gourou pour le contraindre à rejoindre la secte. Frappé, manipulé, isolé, extorqué, Toshi tente de s’enfuir une première fois lors d’un enregistrement, la secte ne goute pas ses relations avec les membres d’X Japan. En 2009, il décide enfin définitivement de la quitter, craignant d’être tué ou revendu à la Mafia. En 2014, il révèle cette douloureuse expérience en publiant un livre.

Quelques mois après la séparation du groupe, survient le décès de hide, le 02 Mai 1998, alcoolisé puis retrouvé pendu à une serviette, suicide ou accident, ses proches, collègues, famille, amis indiquent qu’il se suspendait souvent à une serviette pour détendre ses muscles du cou et du dos endoloris par le port de ses guitares. Son décès a terriblement impacté les fans, une procession de 5 km pour venir saluer son corps, suicides par centaine, hospitalisations, certains allant jusqu’à se taillader les veines sur sa dépouille pour le rejoindre, au point que le temple ne sera plus accessible. Les membres du groupe saluèrent hide pour la dernière fois en interprétant le titre « Forever Love ».

Au passage du corbillard, la foule devenait hystérique. Plusieurs jours encore après la cérémonie les fans sombraient dans une sorte de folie au point que Yoshiki intervint pour leur demander de reprendre leurs esprits. Un musée fut construit à Yokosuka afin d’honorer sa mémoire, voyant se succéder des milliers de fans, puis fut fermé en 2005 pour raisons financières. Son frère organise toujours annuellement le « hide memmorial summit » pour saluer son souvenir. A l’occasion de cet évènement international des groupes japonais se donnent en concert, et accueille une grande quantité de fans, venant avec leur poupée à l’effigie de hide ou des guitares ressemblant aux siennes.

En 2007, X Japan renait, Toshi et Yoshiki travaillent de nouveau ensemble sur un titre de l’album solo de Yoshiki, puis réalisent un clip pour le titre IV, qui apparaît dans le film Saw IV. De nouveaux titres en projet, de nouveaux concerts programmés en 2008. Les guitaristes se succèdent pour remplacer Hide : Wes Borland ( Black Lights Burns), Richard Fortus (Guns’n Roses), Sugizo, mais l’esprit de Hide étant si prégnant, que tous trois se trouvèrent éclipsés du groupe : des vidéos de lui furent projetées, des pistes utilisées en fond sonore, des hologrammes du défunt…

2008, X Japan se destine à des tournées internationales, dont les U.S.A, la France, l’Asie, mais la santé fragile de Yoshiki cumule les reports de dates.

2009, Sugizo (Luna Sea) est définitivement assimilé membre de X Japan qui prépare un nouveau morceau, Jade. La santé de Yoshiki s’aggrave en raison de son intense jeu de batterie, et se trouve hospitalisé. 2010, Hollywood, quatre clips, et la France, enfin, pour la Japan Expo, en show case acoustique, après le report de plusieurs concerts en raison de la santé de Yoshiki, puis Los Angeles, Oakland, Seattle, Vancouver, Chicago, Toronto et New York la même année, enfin les retrouvailles avec Taiji qui joue auprès des autres membres au Yokohama Nissan Stadium.

2011, ils tournent en Europe, notamment au Zénith de Paris. La même année, Taiji, l’ancien bassiste, se suicide.

En 2014, ils créent un best of à l’occasion de leur 25° anniversaire : The World ~X Japan Hatsu no Zensekai Best~ et donnent un concert à New York.

Chronique : Zénaïde Caffet

Publié dans Chroniques, Hors les murs

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