Le Prince Miiaou à l'Espace François Mitterand de Canteleu ( 17-11-2011)

Publié le par Patrice Vibert

Huit mois après être passée à Mont Saint-Aignan dans le cadre du festival les Pluriels, Le Prince Miiaou a fait un nouveau concert dans l'agglomération de Rouen, cette fois-ci dans le cadre du festival Fest Chant d'Elles.

Accompagnée d'un bassiste, d'un batteur et d'un violoncelliste, Maud-Elisa Mandeau, alias Le Prince Miiaou, montre immédiatement sa présence sur scène. Inutile de se contenter de répéter les titres phares de son troisième album, Fill the Blanck with Your Own Emptiness. Les spectateurs assistent bien à un véritable spectacle. Dès « Be silent », un de ses titres les plus connus, le ton est donné. Un rythme pop-rock qui s'accélère tout au long du morceau et soutenu par la guitare de Maud-Elisa, avec laquelle elle ne fait plus qu'un sur scène. Il fallait bien les lunettes de ski qu'elle porte à la fin du morceau pour supporter cette énergie.

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Si « Turn me off » et « J'ai deux yeux » partagent la même veine que « Be Silent », les morceaux « I love nobody » et «Hollow hero » présentent un autre univers musical. Loin du classicisme de la pop-rock, il s'agit là de véritables jeux sonores qui mettent des sifflements ou des claquements de doigts à la base de la rythmique.

« No compassion available » dévoile une autre façette du Prince Miiaou, pleine de mélancolie. La joie des autres morceaux prend alors une autre dimension, devenant un rempart contre cette fragilité prête à ressurgir.

Enfin, par sa reprise de « Tous les garçons et les filles » de Françoise Hardy, Le Prince Miiaou montre qu'elle ne fait pas pâle figure face à cette étoile de la chanson française. Au contraire, le timbre de sa voix donne une rage à cette chanson qui était impossible à déceler dans la version originelle.

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Grâce à un véritable sens de la progression à l'intérieur de chaque titre, Le Prince Miiaou nous dévoile durant son concert autant de petits mondes à redécouvrir rapidement

 


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