ALAN CORBEL Dead Men Chronicles (cinq7)

Publié le par Patrice Vibert

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Avec son premier album Dead Men Chronicles sorti en février 2012, ALAN CORBEL s'inscrit dans l'univers de la folk française après un parcours plein de méandres. Après une formation en lutherie en Angleterre, il intègre un groupe de slam LES TRIPORTEURS DE MOTS avant de former le tandem MEGALUX avec la violoncelliste SOAZIG LE LAY. C'est après la mort de la violoncelliste qu'il se lance dans un projet solo en anglais et explore cet atmosphère romantique qui le conduira vers cet album. Avec une douce voix et une guitare au rythme qui invitent à la rêverie, sans pourtant oublier définitivement l'univers de la pop et proche dans certains titres de COCOON ou de YAEL NAIM, ALAN CORBEL offre onze titres très homogènes. Et c'est d'abord cette unité de ton qui est la première qualité de cet album. Alors que beaucoup d'artistes se cherchent encore et ouvrent plusieurs pistes discordantes dans leurs premier opus, ALAN CORBEL assume jusqu'au bout son univers musical.

Une unité qui n'est en rien monotonie car Dead Men Chronicles tisse deux lignes mélodiques bien distinctes. Du titre d'ouverture « Chlidren of the sun » à « Dead Men Chronicles », en passant par « If I pass through », ALAN CORBEL choisit une folk qui tente quelques percées vers la pop. Sans doute, les morceaux les plus accessibles de l'album à la première écoute.

Dès le deuxième morceau de l'album, « Muse », s'ouvre une musique plus douce, aux bords de la rêverie et de la mélancolie, ligne musicale qui se retrouvera dans « Waking up on a sunday afternoon », « time to close » et « the rain ». Dans ces sonorités cotonneuses, la folk sert avec toute son intensité la promenade romantique proposée par l'album.

Mais un album ne délivre ses secrets que dans les morceaux en écart, qui ne s'inscrivent dans aucune des nervures tracées par l'artiste. Ainsi, « Yours and Mine », qui rappelle certains morceaux de YAEL NAIM, est sans doute la chanson la plus rythmée et joyeuse de l'album, une chanson réellement printanière dans cet album plus proche des couleurs de l'automne. Après ce premier sommet, c'est la fin de l'album qui retient l'attention avec « Endless », où ALAN CORBEL réunit, volontairement ou non, ses deux lignes musicales dans un morceau d'une grande sérénité, et finit avec une fin des plus planantes dans « Seven Nights ».

ALAN CORBEL nous livre donc un premier album de qualité et nous incite à le suivre dans son voyage intérieur.

 

Concert de ALAN CORBEL au Café de la Danse à Paris le 10 Avril 2012

 

 


 
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