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MAGIC HAWAI : first EP

Publié le par Patrice Vibert

 

162018_57626807779_1225851428_n.jpgLa sortie du premier EP de MAGIC HAWAI est l'occasion de découvrir ce trio normand qui ne cesse de parcourir les salles d'ici et d'ailleurs, avec une très bonne prestation lors du 106 Expérience de juin 2011. Maniant l'art de susciter l'intérêt, la confection de la couverture de l'EP ainsi que les vidéos ( cf lien en fin d'article) qu'ils font régulièrement circuler sur le net montre un véritable professionnalisme et une volonté farouche de se constituer un public. Un EP travaillé jusqu'à la pochette, puisque avec des lunettes fournie avec elle nous présente en 3D l'univers psyché du groupe.

Le EP de MAGIC HAWAI délivre en cinq titres un rock garage sans concession. Des morceaux cours mais efficaces, une voix saturée, une batterie stoner, et des riff de guitare rapidement reconnaissables. Les MAGIC possèdent bien un son à eux et des titres glissant vers le surf comme « Thrill under my whells » sont là pour le démontrer. « Like a fly » et « With friends & R'N'R » s'approchent plus du garage teinté de métal des LORDS OF ALTAMONT, leur idole. En final de l'EP, « Magic Cooking » renoue avec le son personnel des premiers morceaux.

 

Etant parrainé comme cinq autres groupes par Le 106 pour l'année 2011-2012, il était évident qu'il fallait rencontrer  MAGIC HAWAI aux studios de répétitions du 106 afin de découvrir les trois personnalités qui composent ce groupe, Arnaud Lemaitre au chant et à la guitare, Lilian Cayeux à la basse, et Grégoire Beaumont à la batterie :

 

Comment a été trouvé le nom du groupe :

Arnaud: c'est un secret, on va nous prendre pour des junkies si on le dit. On cherchait un nom de groupe et en fait c'estIMG_3551.JPG une histoire de champignon hallucinogène. Le champignon magique hawaïen.

On cherchait un nom composé et c'était aussi une chanson qu'on avait faite « Magic Hawaï » et qu'on en joue plus et nous on s'est dit que ça sonne bien.

 

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Arnaud : On se connaît tous depuis longtemps. Il y avait le local de répétition. Moi je cherchais un groupe. Grégoire avait un copain qui jouait de la basse. Je me suis pointé. On joue comme ça un samedi.

Grégoire: ça fait sept ans, huit ans.

Arnaud: ça fait longtemps, j'avais quinze ans, ça fait dix ans. C'était le président de l'asso où on répétait qui m'avait dit « va voir il y a des mecs qui jouent ». Et Lilian pareil on s'était vu l'été, il avait une guitare sur le dos. Je t'explique à Gournay si tu joues de la musique c'est facile de se rencontrer. Donc Lilian a joué avec nous, c'était notre premier groupe. On jouait du Nirvana, etc.. On faisait aussi nos compos mais en mode premier groupe. C'était BAVARIA, on était plus dans la bière à l'époque.

Entre temps on a arrêté. Lilian jouait de la guitare à l'époque. Après on a refait MAGIC HAWAI, avec mon petit frère qui fait de la basse et qui a joué avec nous pendant deux ans. Après il en a eu marre. Lilian s'est un copain. On traînait toujours ensemble et on lui a dit « Ca te dit de jouer de la basse ? ». On s'est reformé en 2007-2008, ça fait quatre ans.

 

IMG_3548.JPGQui compose les morceaux ?

Grégoire : Ca commence surtout par Arnaud, il propose un riff.

Arnaud : Après on fait tout le morceau et je chante en yaourt. Après, on fait la ligne de chant. Et après ça fait des tubes.

 

Quelles sont vos influences musicales ?

Grégoire : Stoner et aussi garage. Des groupes comme QUEENS OF THE STONE AGE

Lilian : Moi c'est plus des trucs du genre les WHITE STRIPES, les trucs à deux, plus minimaliste, les BLACK KEYS aussi. Et aussi le garage. Les LORDS OF ALTAMONT. C'est le gros point commun du groupe.

 

Donc ça va être un de vos rêves qui va se réaliser en jouant en première partie des LORDS ? ( le 11 mai à Creil)

Arnaud Oui pour une fois on va bien flipper quand on va jouer.

 

Quel est votre meilleur moment sur scène ?

Lilian: Quand je me jette dans la batterie

Arnaud: On a des anecdotes. Avant quand c'était encore l'ancien bassiste j'ai ouvert la tête de mon frère. J'avais une grosse guitare. C'était à Fécamp. On a finit le morceau. Après c'était le dernier. On commence et là je vois c'était comme dans un film il était plein de sang. On a fini le morceau, on a tout retourné comme d'hab'. Et après on a été aux urgences.

Lilian: Maintenant on s'est calmé, à part quand je me jette dans la batterie. La batterie prend chère à chaque fois.

Arnaud: Moi j'aime bien jouer à la MJC Rive Gauche, j'aime bien l'ambiance de ce lieu.

 

Maintenant vos pires moments de scène ?

Grégoire : Toi c'est quand t'es bourré.

Arnaud : C'était à Gournay, on s'est fait chier tout l'après-midi, j'en tenais une vraie couche. C'est arrivé qu'une fois. Une autre fois, on a joué au Prado j'avais un spot dans la gueule, je ne voyais rien.

Une fois on devait jouer en dernier, il y a une méga baston sur scène entre tous les groupes. Sauf nous, on a pris nos instruments et on a dit « Démerdez-vous ». Du coup, on a pas joué.

 

Quels sont vos projets actuels ?

Arnaud : Nos projets actuels c'est de faire l'actualité. Avec les petits épisodes vidéo

Grégoire : C'est vraiment se faire connaître, montrer qu'on est là.

Arnaud : Là il va falloir qu'on se bouge à chercher des dates. Après je vais bricoler des clips.

 

 

Un premier EP prometteur, et une énergie que l'on retrouve sur scène ou en parlant avec eux qui ne peut que donner envie de les suivre dans leurs parcours.

 

Note : 07/10

 

Prochains concerts :

20 Avril : Bateau Ivre ( Rouen) avec les AGAMMEMNONZ, TEMPLE OF TOASTER FIGHTER, MOJO

11 Mai : La Grange à Musique ( Creil)  avec les LORDS OF ALTAMONT

12 Mai : L'Ouvre Boïte ( Beauvais) avec A POIL et LISA A PEUR

 

 

Facebook de Magic HAWAI

Chaîne YOUTUBE de Magic Hawaï

photos de Magic Hawaï en répétition

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SIR ALICE Isle of you ( Pan European Recording - 2012)

Publié le par Patrice Vibert

sir-alice.jpgSIR ALICE, chanteuse du groupe VIVA AND THE DIVA, revient pour un nouveau album solo Isle of you. Connue pour ses scènes toujours aussi marquantes et pour son goût pour l'expérimentation, SIR ALICE propose ici un album de qualité, un rock post-punk parcourant toute une gamme d'émotions en alternant les morceaux où elle chante seule et les morceaux avec un duo.

 

Premier des douze morceaux de l'album, « The First Stone » présente sans doute la tonalité dominante de l'album : un mélange entre guitare acoustique et son électro qui permet de ne rien perdre à la sensibilité de la voix de SIR ALICE sans négliger les aspects rythmiques. Un premier morceau qui arrive ainsi à atteindre une intensité quasi archaïque. On retrouve ce condensé d'émotions dans deux autres titres de l'album « Phantom » et le morceau final « Sisters » où SIR ALICE est accompagnée de LYDIA LUNCH.

 

A côté de ce fleuve principal, l'album en présente séparément les deux aspects, un univers plus dédié à la sensibilité et un autre plus travaillée par le rythme. « Jesus Made in Taïwan » ouvre cette rivière plus douce où la voix de SIR ALICE installe une mélancolie toute en expressivité. Avec des sonorités électro et un rythme trip-hop, le duo avec la voix de COLIN LEDOUX, aussi stellaire que celle de la chanteuse dans « IL RAGNO » est sans doute un des sommets de l'album.

 

L'album présente aussi une dimension plus rythmée et sans doute joyeuse avec « Faith Box », « Héra », « Holy Ghost » et « U.F.O ». « Faith Box » n'hésite pas à rentrer dans un univers plus pop, même si la voix de ALICE DAQUET n'est jamais dénuée d'une profondeur quasi stellaire qui rend incertain tout repos dans un genre « facile ». En duo avec NICOLAS KER, chanteur de PONY HOAX, SIR ALICE offre avec « Héra » le titre le plus léger de l'album, à la limite des rythmes sud-américains. « U.F.O » est sans doute le point culminant de cette lignée avec un électro-rock et un jeu de guitare qui n'est pas sans rappeler les sonorités de VIVA AND THE DIVA.

 

Album à la fois homogène et aux facettes les plus variées, Isle of you mérite sans hésitation une attention minutieuse. Chaque nouvelle écoute est en effet l'occasion de saisir toutes les pistes que nous offre les expérimentations sonores de SIR ALICE

 

NOTE : 8/10

 

 


 

 

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Une double résurrection : BATTAN L'OTTO et CARAVAN PALACE au 106 ( 17-03-12)

Publié le par Patrice Vibert

 

IMG_8208sig.JPGA nouveau la grande salle du 106 de Rouen affichait complet pour accueillir CARAVAN PALACE devenu en deux albums un groupe majeur de la scène française. En tournée pour l'album Panic sorti ce mois-ci, le groupe partageait la salle avec BATTAN L'OTTO, groupe de la scène rouennaise qui sort au même moment un album live augmenté d'un clip.

Crée en 2007, BATTAN L'OTTO revisite dans un ethno-rock les chants de luttes et des traditions italiennes. Il s'agit moins de les moderniser que de leur redonner une seconde vie en recréant toute leur intensité. De la musique, mais c'est une musique militante que nous propose la chanteuse SILVIA MORINI et le guitariste et chanteur HOLI. Pourtant, le public a été conquis par cette musique à la fois exigeante mais aussi extrêmement entraînante et la salle ne pouvait que suivre ces rythmes. Le groupe alterne ainsi des musiques aux sonorités de luttes comme « Cortellate 342 » ou « Briganta Rossa » ou plus dansantes comme « Il Galeone » et évidemment « Bella Ciao ». Ces deux courants se réuniront le temps de « La lega », chant aux accents féministes, qui séduira définitivement le public.

 


 

 

La scène change complètement de configuration avec CARAVAN PALACE et les six membres du groupe. La grandeIMG_8356sig.JPG scène déborde alors d'instrument et l'électro-swing qui va s'installer sera l'occasion pour la chanteuse d'approcher ses différents compères. Accueilli comme un groupe-star, CARAVAN PALACE vogue avec la mode revival autour des premières décennies du Xxème siècle comme le film de THE ARTIST en alliant jazz manouche et électro. Une alliance entre deux modes actuelles qui ne pouvait qu'ouvrir les portes du succès. Mêlant les deux albums, et commençant par le mélancolique « Queens , le set ne laisse ensuite aucun repos et enchaîne les titres à succès aussi dansant les uns que les autres comme « Suzy », « Brotherswing » et l'instrumental « Dragons » du premier album ou « Maniac » du second, album peut-être plus posé que le précédents avec des titres comme « Queens » et « 12 Juin 3049 ».

 

Cette double résurrection de rythmes plus anciens grâce aux potentialités de la tonalité électro a fait monter la chaleur toute la soirée dans cette salle comble du 106. Le public présent pour s'amuser et pour danser y a trouvé largement de quoi être contenté.

 

 

photos de BATTAN L'OTTO

 

photos de CARAVAN PALACE

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Une treizième édition expérimentale pour le 106 expérience : BERTRAND GRUCHY et THE-BIRDS END

Publié le par Patrice Vibert

 

IMG_8482sig.JPGMardi 20 Mars, Le 106 présentait une version rock du 106 Expérience avec deux groupes purement instrumentaux et expérimentaux aux tonalités très différentes. Si le public n'a pu être qu'intrigué par cette découverte sonore, l'essai fût concluant. C'est bien une atmosphère de recueillement qui régnait. Ce n'était pas une musique directement accessible qui se livrait au public, c'est le public qui a ici du faire l'effort d'être à l'écoute de ce qui apparaissait sur la scène du Club.

 

C'est le drone qui marqua le coup d'envoi avec deux morceaux de BERTRAND GRUCHY, Haunted Messages et un morceau sans titre. Pendant ce set de quarante minutes, BERTRAND GRUCHY a livré une étonnante performance dans sa lutte contre les sons, poussant leurs durées jusqu'à plusieurs minutes avec une saturation poussée à l'extrême. Représentant d'un mouvement expérimental qui a déjà plusieurs décennies derrière lui, ce musicien offre aux publics les visions les plus diverses, l'espace sonore se transformant aux fonds marins selon les uns ou les étendues montagnardes selon les autres.

 

THE-BIRDS END nous plonge tout de suite dans un autre univers, un univers peut-être aussi mystique mais plus sombre. IMG_8585sig.JPGGroupe instrumental, THE-BIRDS END a choisi de remplacer la voix par une création picturale in situ. Formé en 2010, ce groupe composé de quatre musiciens et d'une peintre explore des sonorités entre noise et progressif, chaque morceau étant ouvert par l'évocation d'un extrait de Baudelaire. C'était l'occasion de découvrir leur premier album sorti en janvier 2012. Ouvrant cette aventure sonore et picturale « Mathilde » donne une solennité quasi-religieuse au club avant d'aller vers des titres plus rythmés comme le final « Anima », qui a vraisemblablement touché tout le monde, où batterie et guitare poussent la violence à toute son extrémité.

 

Un 106 expérience par conséquent réellement marquant pour les spectateurs. Au delà de ceux qui apprécient ces deux catégories musicale, c'était réellement une rencontre musicale qui s'offrait à tous.

 

Photos de BERTRAND GRUCHY


Photos de THE-BIRDS END

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THE REBELS OF TIJUANA et THE JON SPENCER BLUES EXPLOSION ( concert du 10 mars 2012 au 106 de Rouen)

Publié le par Patrice Vibert

 

Samedi 10 mars, Le 106 ressemblait à une résurrection de l'histoire du rock en présentant dans la grande salle deux groupes très différents, THE JON SPENCER BLUES EXPLOSION avec un rock garage très intense et THE REBELS OF TIJUANA, jeune groupe aux tendances yéyé.

IMG_7558sig.JPGEn tournée pour un deuxième album, La bourgeoise, salué par la critique et après quatre ans d'existence, le jeune groupe THE REBELS OF TIJUANA a du être plus que satisfait de trouver devant la scène une salle remplie à son maximum. Mais la satisfaction fut sans aucun doute réciproque car l'humeur joyeuse et le jeu de scène ultra dynamique de ces six musiciens ne pouvait qu'emporter le public. Loin d'être une simple premier partie, THE REBELS OF TIJUANA faisait leur premier grand concert devant les rouennais. Le premier titre « Johnny Marr » nous ramène directement dans les grands moments du rock français des années 60 alors que « Doctor Gonzo » retrouve en partie la langue anglaise et flirte avec le début du garage. Cette virée vers les années soixante trouve son point culminant dans « Stax » qui revisite les grands noms de cette période et s'achève avec « un foutu hippie » aux guitares toujours aussi dansante.

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec l'arrivée du trio New Yorkais THE JON SPENCER BLUES EXPLOSION, l'ambiance change radicalement. DepuisIMG_7762sig.JPG une vingtaine d'années, ce groupe livre un rock d'une intensité effroyable tiré d'une réaction chimique entre le garage, le punk et le blues. Les lumières saccadées comme des coups d'électrochocs s'allient alors avec la musique pour brûler l'énergie du public. Cette violence est encore poussée au maximum par la composition du concert puisque les morceaux sont quasi enchaînés créant une trame ininterrompue. Car ce n'est plus les titres qui sont importants mais l'éclat des coups de guitare et de batterie, une expérience quasi mystique que Jon Spencer nous livre aussi avec les ondes sortant des amplis.

Dans ces deux variantes musicales, c'est deux voies du rock qui nous ont été présentées, deux aspects de la vie qu'il incarne.

 

photos de THE REBELS OF TIJUANA

photos de THE JON SPENCER BLUES EXPLOSION

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FRÀNÇOIS AND THE ATLAS MOUNTAINS à l'Espace François Mitterand de Canteleu

Publié le par Patrice Vibert

 

IMG 8152sigMercredi 14 Mars, la salle François Mitterand de Canteleu accueillait le groupe FRÀNÇOIS AND THE ATLAS MOUNTAINS, en tournée, après avoir fait la première partie de METRONOMY au Zénith de Paris le 02 mars, pour son cinquième album fraîchement sorti « E volo love ». Sa présence sur le label Domino Records qui signe aussi des pointures comme les ARCTIC MONKEYS ou THE KILLS est la preuve de tout l'intérêt que cette aventure musicale suscite.

Si la salle et ses fauteuils assis ne correspondent peut-être pas entièrement à ce groupe pop de la scène française, elle donnait l'occasion d'un concert peut-être plus intimiste et propice à une plus grande attention à ce groupe sans doute à un tournant de sa trajectoire.

Dès les premiers morceaux, François Marry s'expose à nous dans un jeu de scène d'une vitalité débordante, ne cessant de danser avec sa guitare comme un spectateur des autres membres du groupe. Pourtant, eux ne sont pas non plus en reste car malgré la présence de plusieurs instruments statiques ( percussions, clavier) c'est au contraire le mouvement qui domine leur jeu de scène. Les différents membres du groupe n'hésitent pas à échanger leur instrument et à prendre chacun leur tour la place centrale du chanteur sur la scène.

 

 

 

IMG_8129sig.JPGCommençant le concert par la musique douce et intimiste de « Azrou Tune », le groupe part ensuite vers une musique beaucoup plus pop, en alternant chant en français et en anglais, avec des morceaux comme « Soyons les plus beaux  ou « Be water ( Je suis de l'eau)" qui exploitent magistralement l'omniprésence des percussions, Cette omniprésence témoigne d'une recherche musicale qui éloigne ce groupe d'une pop trop classique, lui donnant une atmosphère venant des îles du sud ( par exemple avec « Edge of Town »).

Recherche musicale, des textes, et des jeux de scènes, trois éléments qui font de FRÀNÇOIS AND THE ATLAS MOUNTAINS un groupe avec une identité qui se révèle à chaque concert.


Suite des photos

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01 palikao en concert à la MDU 2012

Publié le par Redge La Murmure

http://soundcloud.com/palikao-officiel

http://soundcloud.com/palikao-officiel

palikaogroupe@hotmail.fr

http://soundcloud.com/palikao-officiel http://soundcloud.com/palikao-officiel palikaogroupe@hotmail.fr

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Des mots, des mots, des mots à n'en plus finir: JOSEPH D'ANVERS, MIOSSEC, SCROOBIUS PIP

Publié le par Patrice Vibert

Vendredi 24 Février, Le 106 de Rouen offrait deux concerts apparemment très opposés. De la chanson française à texte dans la grande salle avec en première partie JOSEPH D'ANVERS en solo puis MIOSSEC, et au club du hip-hop avec SCROOBIUS PIP ( avec en première partie B. DOLAN). Pourtant, malgré les différences indéniables de leur univers musical et de leur public, le passage d'un concert à l'autre n'était pas si absurde. C'était bien une soirée en l'honneur des mots, de la puissance de la phrase, du phrasé qui nous était proposée.

 

IMG 6272sig

En tournée avec MIOSSEC pour 25 dates, JOSEPH D'ANVERS présente une partie de son troisième album « Rouge Fer ». Album de la maturité, il bénéficie d'un duo avec TROY VON BALTHAZAR ( chanteur des CHOKEBORE) et du mixage de Darell Thorpe ( qui a notamment travaillé avec RADIOHEAD, BECK et AIR). Contrairement à ses autres tournées, JOSEPH D'ANVERS joue en solo et expose encore directement au public ses textes. Peut-être pour dissiper l'angoisse de toute première partie et pour être reconnu immédiatement, « Radio 1 » est livré en tout début de set. Sentiment étrange d'avoir ainsi le sacrifice du morceau le plus connu comme hors d'oeuvre. Peut-être que c'est le morceau le plus facile d'accès, le plus pop et en décalage avec les autres plus centrés sur les paroles. Un univers plus doux où ce chanteur nous livre ses états d'âmes dans « Le Funambule » ou « A contretemps ». Si « Sweet 16 » confirme avec d'autres chansons la sensibilité tactile de JOSEPH D'ANVERS, elle montre aussi avec « Radio 1 » une orientation plus pop du dernier album, une alliance subtile entre chansons à texte et ritournelle entraînante.

 

Après cette première partie volontairement intimiste, MIOSSEC monte sur ses scènes entourés de quatre musiciens. Et IMG 6543sigces instruments et leur musique souvent lancinante ne sont pas de trop pour égaler la présence de la voix de MIOSSEC et ce spectacle de la vie ordinaire. Des morceaux de vie, c'est ce que, suivant son dernier album « Chansons ordinaires », MIOSSEC présente à un public de tout âge venu voir cette fêlure qui le rend peut-être si proche. Une présence qui est une véritable épreuve physique dès le premier morceau « Chanson du bon vieux temps » où il agrippe son micro comme pour lutter contre cette mélodie qui tourne sans cesse autour de lui pour faire ressurgir ce passé. Dans « Chanson d'un fait divers », la puissance du « il y a » dépasse même le cadre d'une simple chanson pour créer un récit dans son sens le plus fort. Après avoir joué aussi ces plus grands succès tant attendus par le public, tels « La facture d'électricité » ou « Brest », ce breton finit par le traditionnel « Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement ».

 

IMG 6767sigLa transition vers le club est d'abord un choc, autre public, musique plus dure, phrasée caractéristique du hip-hop, univers venu des States. Venu en tournée sans son acolyte DAN LE SAC, SCROOBIUS PIP enflamme la seconde salle du 106 avec un set sans temps mort. Doux ou rapide, chaque titre est un torrent verbal si caractéristique de SCROOBIUS PIP. « Domestic silence » et « Try Dying » entre punk et hip-hop sont la démonstration parfaite de l'énergie de ce prêcheur. Même des morceaux plus calmes comme « Broken Promise » ou la lecture que nous propose SCROOBIUS PIP au milieu du concert, juste avant d'être rejoint par B. DOLAN. Après ce duo qui se donnent un réel plaisir à jouer avec les mots, SCROOBIUS PIP finit par un « The struggle » qui sonne comme un chant de guerre avec une guitare cette fois-ci plus proche de la country que du punk.

 

suite des photos de JOSEPH D'ANVERS

 

suite des photos de MIOSSEC

 

suite des photos de SCROOBIUS PIP

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Joad, concert acoustique Théâtre de L'Echo du Robec SAMEDI 7 AVRIL 2012 à 20h

Publié le par Redge La Murmure * Le Blog des Murmurien(nes) *

Théâtre de L'Echo du Robec SAMEDI 7 AVRIL 2012 à 20h   Le groupe en formation acoustique sera accompagné sur scène D'un Quatuor à cordes avec Fredericke Richard (Violon), Katia Forelli (Violon), Véronique Venuleth (Alto) et Patricia Trouvé (violoncelle) D'une section de cuivres avec Josselin Sauvage (Trompette, Bugle) Romain Bellanger (Trombone) et Jean Charles Levaillant (Trompette) Et d'un percussionniste d'orchestre en la personne de Stéphane Norbert. Le tout enregistré et filmé par Cyrille Daclinat, Léa et Laure. Théâtre de l’Écho du Robec 4, impasse des marais de carville, 76160 Darnétal Réservation au 02.35.88.98.86 http://www.joad.fr/
Joad - Celui qui Parle - Live Acoustique par Joadmusic

Publié dans Groupes de Normandie

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